1 mars 2012 / Nathalie

L’Europe (et le Québec) : le meilleur de ce qui se passe ailleurs

Un article dans le magazine Déclic (24/02/12) qui fait rêver….

  • Tous les enfants en école ordinaire
  • Des professeurs de soutien formés au handicap
  • …..

Dossier Handicap je demande….La France ?

Mauvaise pioche !! 

En Belgique, Diego a bénéficié d’un diagnostic rapide et respectueux. En Allemagne, les parents de Jonah ont été accompagnés par un service d’intervention précoce. Quant à Barbara, en Italie, elle a toujours été scolarisée en milieu ordinaire. Quelles sont les « bonnes pratiques » qui pourraient nous inspirer ? 7 parents témoins nous racontent leur quotidien.

Tous les enfants en école ordinaire

« En Italie, il n’y a plus d’institution spécialisée (ni de classes différenciées au sein de l’école ordinaire) depuis les années 70. Tous les enfants porteurs d’un handicap sont scolarisés avec les enfants valides. De plus, nous avons la priorité sur le choix de l’établissement, de la crèche jusqu’au bac ! Par exemple, à l’époque où Barbara était encore un bébé, du fait de son handicap nous avons eu une place d’office dans la crèche qui avait ouvert en bas de chez nous. Cette intégration dans le milieu ordinaire est un formidable vecteur de socialisation pour les enfants. Barbara vient d’entrer au collège, tout le monde la connaît, elle est parfaitement intégrée. »

Des professeurs de soutien formés au handicap

« Dans la classe de Barbara, le professeur ordinaire est secondé par un professeur de soutien, l’équivalent des AVS en France. À la différence que celui-ci, étant un futur enseignant, a suivi un cursus universitaire équivalent aux autres et une spécialisation « handicap », obligatoire pour ce poste. Cette formation fait toute la différence. Je me souviens que la maîtresse de soutien de CM1 avait fait sa thèse sur la méthode Feuerstein : du pain béni pour Barbara ! Autre particularité : le dossier de demande est déposé par l’école (et non par les parents) auprès de la commune qui se charge d’attribuer les professeurs de soutien. »

Un « laboratoire » culturel conçu pour Barbara

« À l’école primaire, Barbara suivait presque tous les cours avec les autres élèves. Au collège, le programme se complexifie. Elle passe donc 14 heures (sur un total de 30) en dehors de la classe avec son professeur de soutien. Néanmoins, le lien avec les autres élèves n’est jamais rompu. Ainsi un laboratoire de théâtre et de musique a été spécialement créé pour elle, les autres enfants de la classe sont invités à la rejoindre parfois pour travailler ensemble. Toutes ces pratiques mises en place dans l’univers scolaire ont bien sûr des répercussions positives en dehors de l’école, notamment l’accès aux loisirs ; Barbara a toujours été acceptée dans les clubs mixtes de la commune. Quand je discute avec des parents français, j’ai le sentiment qu’en France les enfants handicapés sont souvent « à l’essai ». Ce n’est pas « oui », c’est « oui mais ». L’Italie a beaucoup de défauts, mais pas celui-là. Elle accepte le handicap, sans pinailler. Je me souviens d’une enquête réalisée par le Gheist, sortie il y a quelques années. On y apprenait que les jeunes handicapés italiens étaient globalement plus heureux et plus sereins que leurs pairs français, je pense qu’il y a un lien de cause à effet… »

Retrouvez la suite de notre dossier spécial « L’Europe (et le Québec) : le meilleur de ce qui se passe ailleurs » dans Déclic n°146 (mars-avril 2012), avec aussi

  • « Belgique, un diagnostic rapide et respectueux », « suivi personnalisé, le Québec en pointe », « Allemagne, ces services qui épaulent les parents », « Italie et Québec. Vie professionnelle : des idées pour ne pas tout sacrifier », « Suède, le coup de pouce à la vie familiale », « Intégration scolaire, zoom sur l’Italie », « Aides financières : ces coups de pouce qui font la différence » ;
  • L’éclairage de nos deux experts : Philippe Miet, conseiller national pour la politique européenne et internationale à l’APF et Gérard Zribi, président d’Andicat (Association nationale des directeurs d’ESAT) et auteur de plusieurs ouvrages dont le Dictionnaire du handicap.

2 commentaires

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  1. damien.roets@unilim.fr / Août 21 2016

    L’accueil en milieu ordinaire est a priori une solution réconfortante pour les parents (qui ont toujours du mal à faire leur deuil de l’ “enfant normal”…), mais, à la réflexion, et au regard du principe de réalité, il est fréquemment un douloureux trompe-l’oeil. L’exemple italien (“meilleur de ce qui se passe ailleurs”, vraiment ?!…) rejoint la philosophie de la loi française du 11 février 2005 : l’Etat ne disposant pas (plus) des moyens nécessaires pour permettre l’accueil dans des établissements spécialisés (pas assez d’établissements, manque de personnels etc.) maquille la pénurie derrière le (beau) principe de l’intégration en milieu scolaire ordinaire. Si celle-ci est parfois (et heureusement) possible, elle nécessite, elle aussi des moyens (AVS, coordination avec un psychomotricien, un psychologue, un orthophoniste…). Pour de nombreux enfants, cependant, cette intégration est difficile, voire impossible. S’ensuivent alors des tensions avec le personnel de l’établissement scolaire – qui n’en peut mais… -, l’anxiété des parents qui comprennent que “quelque chose ne va pas”, et, potentiellement, la maltraitance de l’enfant.
    Damien ROETS (père de Nathan, né le 1er janver 2001, atteint… du syndrome de Dravet, actuellement accueilli dans des conditions très difficiles dans un IMPro…).

  2. PERON / Sep 6 2016

    BONJOUR JE SUIS UNE MAMAN COMPLETEMENT DESESPEREE MA FILLE EPILEPTIQUE REFRACTAIRE MUTATION SCN1A TYPE DRAVET ELLE VA AVOIR 20 ANS JE SUIS COMPLETEMENT EPUISEMERCI

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